Grand établissement public d'enseignement supérieur, pôle de recherche reconnu, élément fondateur de l'écosystème grenoblois : Grenoble INP, l'institut d'ingénierie et de management de l’Université Grenoble Alpes (UGA), occupe une place de premier plan dans la communauté scientifique et industrielle.
Grenoble INP - UGA est membre de réseaux internationaux de formation et recherche en ingénierie et management.
Il est reconnu dans les classements nationaux et internationaux.
Le LGP2 (Laboratoire de Génie des Procédés pour la Bioraffinerie, les Matériaux Bio-sourcés et l'Impression Fonctionnelle) est une Unité Mixte de Recherche associant Grenoble INP - UGA, l'Université Grenoble Alpes et le CNRS, certifiée Qualité Sécurité Environnement.
Les travaux de recherche du LGP2 portent sur les opérations de transformation et de valorisation de la biomasse végétale comme la bioraffinerie et l'élaboration de matériaux biosourcés (papiers, cartons, composites, films, non-tissés) ainsi que sur les procédés d’impression pour la fonctionnalisation des surfaces.
Site internet : https://lgp2.grenoble-inp.fr/
Are you interested in this job offer? Please click on the link below to discover our position in English!
https://euraxess.ec.europa.eu/jobs/450182
Les bâtiments consomment 40 % de l'énergie totale en Europe, dont plus de 50 % dans le résidentiel qui est dédié au chauffage et au refroidissement. L’isolation joue un rôle essentiel pour réduire cette consommation et assurer le confort thermique en limitant les pertes de chaleur.
Les matériaux d'isolation thermique courants sont très poreux, contenant des pores ouverts ou fermés remplis de gaz.
En 2021, seuls 10 % des matériaux isolants étaient issus de ressources renouvelables.
Les panneaux de fibres végétales sont généralement produits en voie sèche et nécessitent l’ajout de fibres polymères synthétiques thermofusibles pour garantir leur tenue mécanique à la manipulation et une certaine stabilité dimensionnelle en environnement humide. Par ailleurs, ces isolants biosourcés apportent une innovation majeure dans la conception de l'isolation thermique en intégrant une capacité unique à réguler à la fois les transferts thermiques et hygriques, grâce à la nature hygroscopique des composants cellulosiques végétaux, capables d’absorber et de restituer l’humidité, améliorant ainsi le confort thermique et la gestion de l'humidité dans les bâtiments.
L'industrie papetière recycle environ 5 millions de tonnes de papier et carton chaque année. Au cours des cycles de recyclage, les fibres perdent leurs propriétés (-20% de propriétés mécaniques) et deviennent plus difficiles à mettre en suspension. On estime qu’elles peuvent difficilement être utilisées au-delà de 7 cycles. Ainsi, 7% des fibres sont rejetées à l’issue du processus. Cela représente un apport de 350 000 tonnes de matières premières cellulosiques pouvant être utilisées dans d'autres secteurs.
Il est possible de former des panneaux fibreux à la fois poreux et cohésifs en utilisant un procédé de moussage en voie liquide. Ce procédé très simple consiste à incorporer de l’air dans une suspension fibreuse en mélangeant mécaniquement la suspension avec un tensioactif. La mousse est ensuite drainée pour éliminer l’eau non liée puis séchée sans contact pour obtenir une structure fibreuse ultraporeuse (porosité > 96%)
L’un des enjeux du WP 3 du projet Defi2R est de valoriser les fibres recyclées et plus particulièrement les rejets fibreux cellulosiques qui ne sont plus aptes à être utilisés dans la fabrication de papier, en les transformant en panneaux isolants 100% biosourcés (sans ajout de liants ou de fibres synthétiques) destinés aux secteurs du bâtiment et de l’emballage par un procédé mousse liquide. Cette approche permet de réutiliser des matériaux qui seraient autrement considérés comme des déchets, tout en offrant des solutions innovantes et durables pour l'isolation thermo-hygrique.Le chercheur aura pour mission d’étudier la faisabilité d’obtention de mousses poreuses à partir de rejets fibreux et d’évaluer leurs performances.
En s’appuyant au préalable sur des formulations modèles obtenues à partir de fibres recyclées commerciales, le post-doctorant identifiera les paramètres procédés de moussage optimaux et étudiera les influences des additifs (amidon, silice, carbonate de calcium …) sur les propriétés thermiques, mécaniques et hydriques. Il sera en charge de la relation avec l’un des laboratoires partenaires : le laboratoire de Génie Civil et Génie Mécanique de Rennes (LGCGM).
Niveau minimum requis Bac + 8 : Doctorat de préférence dans les domaines des matériaux, de l’éco-conception ou du génie des procédés.
Compétences requises:
sciences expérimentales
chimie de la biomasse végétale
phénomènes physico-chimiques
caractérisations thermiques et les procédés mousses seraient fortement appréciées
gestion de projets
autonomie et sens du travail en équipe
forte curiosité
grande rigueur scientifique
excellent niveau d’anglais exigé aussi bien à l'oral qu'à l'écrit : C1
bon niveau de français souhaité : B1
Spécificités du poste:
Le-la chercheur-euse intégrera le consortium Defi2R et travaillera en collaboration étroite avec tous les membres et laboratoires (chercheurs permanents et non permanents) du projet.