Grand établissement public d'enseignement supérieur, pôle de recherche reconnu, élément fondateur de l'écosystème grenoblois : Grenoble INP, l'institut d'ingénierie et de management de l’Université Grenoble Alpes (UGA), occupe une place de premier plan dans la communauté scientifique et industrielle.
Grenoble INP - UGA est membre de réseaux internationaux de formation et recherche en ingénierie et management.
Il est reconnu dans les classements nationaux et internationaux.
Le LEPMI (Electrochimie et physicochimie des matériaux et des interfaces) est une Unité Mixte de Recherche de Grenoble INP - UGA, de l'Université Grenobles Alpes et de l'Université Savoie Mont-Blanc, composée environ d'une centaine de chercheurs.ses. Ses thématiques de recherche concernent le stockage et la conversion électrochimique de l'énergie, et associent l’électrochimie, la science des matériaux et le génie électrochimique.
Site internet : https://lepmi.grenoble-inp.fr/
Cette offre s’inscrit dans le cadre du projet DuraSyS-PAC (PEPRH2), dont l’objectif est de développer des approches permettant de limiter l’impact des conditions de fonctionnement sur la durabilité des systèmes Pile à Combustible, tout en étant facilement implantables sur un système commercial et économiquement viable. Ainsi, ces approches doivent répondre aux contraintes strictes liées à l’embarqué, à la compatibilité en ligne, au temps réel, et être implantables sur un système réel en prenant en compte la problématique du vieillissement.
De plus, elles doivent garantir une précision suffisamment élevée pour assurer le niveau de fiabilité requis pour des systèmes exigeant une haute durabilité, fiabilité et sécurité. La vision scientifique de DuraSyS-PAC est de traiter les quatre problématiques majeures qui altèrent la durabilité et la fiabilité : le démarrage à froid, l’intolérance aux défauts et au vieillissement des composants en fonctionnement et à l’arrêt, ainsi que la difficulté d’effectuer des tests rapides permettant de valider les objectifs de durabilité escomptés. Dans ce contexte, le LEPMI participera à la co-construction d’une plateforme de modélisation du vieillissement des cellules et des stacks. Pour atteindre cet objectif, les travaux à réalisés auront pour objectif d’aboutir à une compréhension des mécanismes de dégradation par leur analyse.
Ainsi, l’impact des paramètres opératoires et certains modes de fonctionnement tels que les démarrages /arrêts et le démarrage à froid sur les composants des cellules (Assemblage Membrane Électrodes, Couche de Diffusion incluses) seront analysés, caractérisés et validés. Nous traquerons en priorité les délaminations (micrométriques) entre les différents composants, puis les effets plus fins (nanométriques) au sein des électrodes et membranes.
Programme détaillé des travaux (méthodes et choix techniques) :
(i) Caractérisation de la structure (échelle micro et nano) d’électrodes de PEMFC par différentes techniques de microscopie électronique (ex. FIB-SEM, TEM)
(ii) Reconstruction de la structure 3D par analyse de stacks d’images FIB-SEM
(iii) Comparaison des reconstructions 3D issues d’assemblages membrane-électrodes neufs et vieillis
Niveau minimum requis = Bac + 8 (Doctorat) : solide maîtrise des principes de la microscopie électronique et des interactions faisceau–matière.
Compétences :
– Connaissance des logiciels de traitement d’images (Avizo, Dragonfly, etc.)
– Alignement et traitement d’images 3D (ImageJ, etc.)
– Reconstruction et segmentation de volumes
– Analyse morphologique et structurale